Dembaya
Le Burkina Faso
Le Burkina Faso, « patrie des hommes intègres », est le nom qui a remplacé, après la révolution du 4 août 1983, l'ancienne appellation coloniale de Haute-Volta. Etat enclavé de l'Afrique sahélienne, limité au nord et à l'ouest par le Mali, à l'est par le Niger, au sud par le Bénin, le Togo, le Ghana et la Côte d'Ivoire, le Burkina Faso s'étend sur 274 200 Km2 et abrite 13,4 millions d'habitants. Il a pour capitale Ouagadougou. Le Burkina Faso est l'un des pays les plus pauvres du monde ; il subit une désertification qui entraîne la famine au sein d'une population rurale à 90 % vivant principalement de l'élevage. D'où la destruction des cellules sociales et familiales traditionnelles par l'abandon massif d'enfants voués à une mort certaine. Notre action se situe à Ouagadougou, capitale du BURKINA FASO. La commune s'étend sur 225 km2 au centre du plateau Mossi, la région la plus densément peuplée du pays. Ouagadougou est aujourd'hui une grande agglomération de près de 1,5 millions d'habitants.

Historique
Ancienne colonie française de l'Afrique de l'Ouest, le Burkina Faso a obtenu son indépendance le 5 août 1960. A partir du 3 janvier 1966, s'est suivie une période d'instabilité politique jusqu'à décembre 1991 où une nouvelle constitution a été adoptée. En vertu de cette constitution (révisée en 1997), le Burkina Faso est une démocratie pluraliste. Le multipartisme intégral est maintenant établi et toutes les institutions démocratiques sont mises en place. Le Burkina Faso est situé au cœur de l'Afrique de l'Ouest, à près de 500 Km de la mer. Il possède des frontières communes avec six pays : Le Niger à l'est, le Mali au nord et à l'ouest et la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Togo et le Bénin au sud.
Organisation politique
Le Burkina Faso est un pays laïc et indépendant depuis le 5 août 1960. Après la succession de plusieurs régimes d'exception, le pays a adopté une constitution le 2 juin 1991 qui l'a doté d'un régime présidentiel pluraliste à partir de décembre de la même année. Le Président du Burkina Faso est élu au suffrage universel direct pour un mandat de sept ans renouvelable. Il est le chef du pouvoir exécutif. Le pouvoir législatif est détenu par l'Assemblée Nationale qui compte actuellement 113 députés élus au suffrage universel pour cinq ans. La Cour Suprême s'occupe du pouvoir judiciaire.
Organisation administrative
Le Burkina Faso est subdivisé en 45 provinces et en 350 départements. Chaque province est dirigée par un Haut Commissaire et chaque département, par un Préfet. Ouagadougou est la capitale administrative du pays. Bobo-Dioulasso, située à 360 Km de la capitale, est la seconde ville et aussi la capitale économique du pays. Les autres villes importantes sont Banfora, Dédougou, Dori, Fada N'Gourma, Gaoua, Kaya, Koudougou, Ouahigouya, Pô et Tenkodogo.
Economie
Dépourvu d'accès à la mer, le Burkina Faso est tributaire de ses voisins pour son commerce extérieur, ce qui augmente fortement les coûts. Loin des grands flux financiers, le pays manque de moyens pour construire les infrastructures nécessaires à vitaliser l'économie et développer tous les potentiels de production. Le marché intérieur, pourtant non négligeable avec ses 11 millions de consommateurs, est peu attrayant pour les investisseurs étrangers qui n'y voient qu'une population au maigre pouvoir d'achat. L'industrie manufacturière est embryonnaire et la plupart des biens sont importés à grand frais des pays côtiers ou européens. L'essentiel de l'activité est tourné vers une agriculture familiale qui s'appauvrit, ne génère pas beaucoup de revenus, et est incapable de subvenir aux besoins alimentaires du pays surtout pendant les années de sécheresse !
Quelques atouts :
Le Burkina Faso dispose de réserves minérales comme l'or et le manganèse, dont les gisements sont sous-utilisés par manque d'infrastructures de transport pour acheminer le minerai, et d'autres encore inexploités (zinc, cuivre). Depuis 1980, les efforts particuliers ont été menés pour intensifier la lutte contre l'érosion et pour la maîtrise de l'eau. Ils ont permis d'aménager de vastes périmètres de rizicultures, de maraîchages et de cultures de rentes, dont la canne à sucre et le coton qui demeure la première culture d'exportation. Mais le plus gros reste à faire, et grâce à l'irrigation et à l 'éducation des paysans, le pays pourrait rapidement moderniser son agriculture et retrouver son autosuffisance alimentaire, comme c'était le cas au début des années 70, avant le premier cycle de longues sécheresses qui a détruit 80 % de son immense cheptel qui ne s'en est jamais remis.