Dembaya



Interpellés sur tout le travail et l’aide que nous pourrions apporter aux enfants de la rue au Burkina Faso, nous avons décidé de partir tous ensemble voir sur place. Après de multiples rendez-vous avec diverses associations, nos cœurs ont parlés devant un petit centre, touchés par la démarche de jeunes burkinabés qui devant la misère de "leurs enfants" de la rue ont pris la décision de faire "quelque chose". C'est ainsi qu'est née avec du cœur, du courage et de la volonté, et que nous avons découvert
Kam-Zaka   « la cour des enfants » en mooré


Tous les enfants du centre ont été repérés en situation de grande difficulté dans la rue. Les causes d’arrivée dans la rue sont multiples : l'exode des enfants de la campagne à la ville, enfants de personne, orphelins. Les enfants fuguent de la famille, parfois violente et disloquée, fuient l’école coranique, le bâton qui tombe sur le dos et qui laisse des traces indélébiles sur le corps et dans le cœur. Mendicité, lutte pour manger, petits boulots, nuit dans le caniveau : c’est le quotidien des enfants des rues que nous avons rencontrés, lors des sorties de nuits effectuées avec les éducateurs. C’est ce que nous avons vu, compris par les échanges avec eux et avec les enfants de Kamzaka.

En arrivant à Kamzaka les enfants signent un règlement qu’ils doivent absolument respecter.
Ils doivent suivre une scolarité, ou s'insérer dans des ateliers (menuiserie, mécanique, fabrication de cantines, couture, etc.) suivant leurs envies et leurs projets professionnels.
Les enfants sont stables pour la majorité mais leur nombre varie selon les arrivées (enfants repérés par Enfance en Péril ou d’autres associations), mais aussi suivant les fugues : retour en ville, appel de la rue, de l’argent, de la drogue ou simple refus de se plier aux règles du foyer.